En 2026, une voiture neuve sur quatre vendue en France est électrique — et 85 % des copropriétés françaises n'ont toujours aucune infrastructure de recharge (Advenir, 2026). Ce paradoxe résume le problème de millions de copropriétaires : ils veulent recharger leur véhicule chez eux, mais ne savent pas par où commencer. Vote en AG ? LRAR au syndic ? Prime Advenir ? Les procédures semblent complexes, mais elles ne le sont pas si on les aborde dans le bon ordre.
Ce guide vous explique les deux voies légales disponibles en copropriété, les règles de vote qui s'appliquent, et toutes les aides financières accessibles en 2026 — étape par étape.
Points clés
- En 2026, 85 % des immeubles français n'ont pas de borne de recharge (Advenir).
- Deux voies existent : le droit à la prise (sans vote AG) et l'infrastructure collective (majorité simple article 24).
- La prime Advenir couvre jusqu'à 1 000 € HT par borne individuelle et 12 500 € HT pour une infrastructure collective depuis avril 2026.
- Le syndic ne peut pas bloquer votre dossier : sans réponse dans les 3 mois, vous obtenez un accord tacite.
Droit à la prise ou infrastructure collective : quelle voie choisir ?
En copropriété, deux procédures coexistent pour installer une borne de recharge. Le droit à la prise permet à un copropriétaire ou locataire d'agir seul, sans vote en AG, en notifiant simplement le syndic. L'infrastructure collective concerne l'ensemble de l'immeuble et se décide en assemblée générale — mais avec la majorité la plus basse du droit de la copropriété. Le choix entre les deux dépend principalement du nombre de personnes concernées et du budget disponible.
Règle de base : si vous êtes seul à vouloir une borne dans votre immeuble, le droit à la prise est la voie la plus rapide. Si plusieurs copropriétaires sont concernés, l'infrastructure collective devient presque systématiquement plus avantageuse sur le plan financier — la prime Advenir collective dépasse souvent la somme des primes individuelles. aides financières borne recharge 2026 → article détaillé sur toutes les aides disponibles
Un calcul que peu d'articles font : avec 3 copropriétaires qui optent chacun pour un droit à la prise, les primes Advenir totalisent 3 × 1 000 € = 3 000 €. Pour la même installation en infrastructure collective, la prime peut atteindre 12 500 € HT. La différence de 9 500 € finit souvent dans la poche des copropriétaires sous forme de génie civil mutualisé et de coût d'installation réduit.
Comment fonctionne le droit à la prise en copropriété ?

En 2026, selon le guide droit à la prise d'Opéra Énergie, tout copropriétaire ou locataire peut faire installer une borne dans sa place de stationnement sans l'accord de l'assemblée générale. La procédure repose sur une notification au syndic par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR). Si le syndic ne répond pas dans les 3 mois, c'est un accord tacite. Il ne peut s'opposer que par voie judiciaire, et uniquement pour motif sérieux et légitime.
Qui peut exercer le droit à la prise ? Tout le monde. Propriétaires ET locataires en titre peuvent en bénéficier, à leurs frais. La borne est leur propriété personnelle — ils peuvent la récupérer à la fin du bail ou la laisser en place par accord avec le propriétaire.
Quels sont les motifs légitimes de refus du syndic ? Ils sont précisément encadrés par la loi : travaux de borne déjà votés en AG pour la même place, copropriété de moins de 15 lots, ou impossibilité technique avérée (réseau électrique saturé, absence de place de stationnement individualisée). En dehors de ces cas, le syndic doit saisir le tribunal judiciaire — il ne peut pas simplement "refuser" par courrier simple.
Selon le guide d'ENGIE sur le droit à la prise en copropriété (2026), l'accord tacite après 3 mois de silence du syndic est juridiquement contraignant : les travaux peuvent démarrer sans aucune démarche supplémentaire. Dans la pratique, la grande majorité des syndics ne contestent pas les dossiers bien montés.
Vote en AG : comment se décide une infrastructure collective ?

Depuis la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, l'installation d'une infrastructure collective de recharge se vote à la majorité simple de l'article 24 — c'est le seuil le plus bas en copropriété. Il suffit d'obtenir la majorité des voix des copropriétaires présents et représentés à l'assemblée générale, selon le guide d'Electro-mob sur le vote AG borne de recharge (2026). Plus besoin de la majorité absolue des tantièmes, qui rendait ces projets quasi impossibles à faire passer avant 2021.
Comment inscrire la résolution à l'ordre du jour ? Tout copropriétaire peut demander au syndic d'inscrire un point relatif à l'installation d'une infrastructure de recharge avant la tenue de l'AG. La demande doit être envoyée par LRAR, accompagnée d'un devis ou d'une étude de faisabilité. Le syndic est tenu de l'inscrire à l'ordre du jour de la prochaine assemblée.
Délai entre vote et travaux : comptez 2 à 4 mois en pratique — le temps de finaliser le cahier des charges, sélectionner l'installateur IRVE, obtenir les autorisations administratives et déposer le dossier Advenir. Un installateur certifié IRVE, comme Pro Borne à Cholet, peut piloter l'ensemble de ce processus et réduire ces délais significativement. installateur IRVE certifié Cholet Angers Nantes
Quelles aides financières pour une borne en copropriété en 2026 ?
Depuis le 1ᵉʳ avril 2026, le programme Advenir a revalorisé ses barèmes pour les copropriétés. Une borne individuelle installée dans un parking de copropriété est éligible à 1 000 € HT. Une borne partagée entre deux résidents atteint 1 660 € HT. Pour une infrastructure collective desservant jusqu'à 100 places, la prime monte à 12 500 € HT — auxquels s'ajoute une surprime VRD (voirie, réseaux, divers) pouvant atteindre 8 000 € HT pour les parkings extérieurs nécessitant des tranchées.
Selon les barèmes officiels d'Advenir (2026), depuis le 1ᵉʳ avril 2026, les primes pour les copropriétés ont été revalorisées et le programme soutient désormais plus de 46 000 points de recharge installés en France. Ces montants sont cumulables avec la TVA à taux réduit de 5,5 %, applicable dès lors que l'installateur dispose de la certification IRVE — ce qui est le cas de Pro Borne à Cholet.
Condition importante : pour bénéficier des nouveaux barèmes d'avril 2026, le vote en AG ou la notification de droit à la prise doit être postérieur au 1ᵉʳ avril 2026. Les dossiers initiés avant cette date restent sur les anciens barèmes.
Le tiers-financement Logivolt est une option que peu de copropriétaires connaissent : un organisme tiers préfinance l'intégralité des travaux d'infrastructure collective, remboursé progressivement par les redevances d'usage de recharge. Le reste à charge pour la copropriété peut être nul — et les copropriétaires ne paient que lorsqu'ils rechargent.
Combien coûte vraiment une borne de recharge en copropriété ?
Une borne individuelle en copropriété — fourniture et pose comprises — coûte en moyenne entre 1 500 et 3 000 € TTC, selon la complexité de l'installation. Après prime Advenir (1 000 € HT) et TVA à 5,5 %, le reste à charge réel se situe généralement entre 500 et 2 000 € selon ISIOHM, comparatif bornes de recharge en copropriété (2026). C'est comparable au coût d'installation d'un climatiseur — pour un équipement qui s'utilise quotidiennement.
Les variables qui font bouger le prix :
- Distance entre le tableau électrique et la place de stationnement : plus la distance est longue, plus le câblage est coûteux. Un parking souterrain sur 3 niveaux n'a pas le même coût qu'un parking en surface avec tableau à 10 mètres.
- Travaux de génie civil : si des saignées dans les murs ou des tranchées dans le sol sont nécessaires, le coût augmente de 500 à 1 500 €.
- Immeuble neuf vs ancien : les immeubles construits après 2017 disposent souvent d'une pré-installation électrique, ce qui réduit le coût à moins de 1 000 €.
Dans les dossiers copropriété traités par Pro Borne à Cholet, la question qui revient le plus souvent n'est pas "est-ce que ça va marcher ?" mais "pourquoi attendre ?" Les délais réels entre la première LRAR au syndic et la mise en service de la borne se situent entre 3 et 5 mois pour un droit à la prise bien monté. La principale perte de temps, c'est toujours l'hésitation avant d'envoyer la lettre.
Pour une infrastructure collective (parking de 20 places par exemple), les coûts totaux varient entre 15 000 et 40 000 € TTC. Avec une prime Advenir de 12 500 € HT + surprime VRD potentielle de 8 000 € HT + TVA à 5,5 %, le reste à charge effectif pour la copropriété peut être inférieur à 10 000 € — soit moins de 500 € par place équipée.
Quel est le rôle du syndic — et ce qu'il ne peut pas faire ?
Le syndic est un administrateur, pas un décideur. En matière de droit à la prise, son rôle se limite à coordonner l'accès aux parties communes et à transmettre les informations techniques nécessaires. Il ne peut pas bloquer votre projet par un simple courrier de refus. S'il souhaite s'opposer, il doit saisir le tribunal judiciaire dans les 3 mois suivant votre LRAR, selon Opéra Énergie, guide droit à la prise en copropriété (2026). Sans action judiciaire dans ce délai, l'accord est tacite et définitif.
Ce que le syndic peut légitimement faire :
- Demander un dossier technique complet (plans, type de borne, puissance demandée)
- Saisir le tribunal pour motif sérieux et légitime dans les 3 mois
- Coordonner l'intervention de l'installateur dans les parties communes
- Inscrire un point "infrastructure collective" à l'ordre du jour de la prochaine AG
Ce que le syndic ne peut pas faire : refuser par simple courrier, ignorer votre LRAR sans action judiciaire, conditionner votre installation à un vote AG qui n'est pas requis par la loi, ou exiger que vous passiez par un prestataire qu'il désigne.
C'est ici que l'installateur IRVE devient votre meilleur allié. Pro Borne à Cholet constitue le dossier technique complet qui accompagne votre LRAR — plans de câblage, fiche technique de la borne Schneider Electric, Hager ou ABB choisie, attestation de certification IRVE. Un dossier solide n'est pas refusable. Et si des questions techniques émergent avec le syndic, nous y répondons directement.
Cas concret : 3 copropriétaires dans le même immeuble
Voici un scénario que nous rencontrons régulièrement : plusieurs résidents du même immeuble souhaitent une borne, mais chacun pense à son dossier individuel. Faisons le calcul comparatif.
Option A — 3 droits à la prise séparés :
- Coût installation : 3 × 2 000 € TTC = 6 000 €
- Prime Advenir : 3 × 1 000 € HT = 2 727 € TTC environ
- Reste à charge total : ~3 300 € (génie civil répété 3 fois, câblage non mutualisé)
Option B — Infrastructure collective (vote AG) :
- Coût installation mutualisée : ~8 000 € TTC (câblage partagé, tableau commun)
- Prime Advenir infrastructure : 12 500 € HT + surprime VRD potentielle
- Reste à charge total : 0 € à 2 000 € selon configuration
La différence est de l'ordre de 1 300 à 3 300 € en faveur de l'infrastructure collective — sans compter que le passage collectif facilite l'ajout de nouvelles bornes pour les futurs propriétaires sans dossier supplémentaire. Dans un immeuble de 24 lots à Cholet où nous avons accompagné 3 copropriétaires simultanément en 2025, le génie civil mutualisé a représenté une économie de 40 % sur le coût total d'installation par rapport à 3 interventions séparées.
Questions fréquentes sur la borne de recharge en copropriété
Peut-on installer une borne sans l'accord du syndic ?
Oui, via le droit à la prise. Vous notifiez le syndic par lettre recommandée avec accusé de réception, accompagnée d'un dossier technique. Il a 3 mois pour saisir le tribunal judiciaire s'il souhaite s'opposer pour motif sérieux. Sans action de sa part dans ce délai, l'accord est tacite et vous pouvez lancer les travaux. Le syndic ne peut pas bloquer votre projet par simple courrier de refus — c'est contraire à la loi.
Quel vote faut-il en AG pour une infrastructure collective ?
Depuis la loi Climat et Résilience (août 2021), une infrastructure collective de recharge se vote à la majorité simple de l'article 24 — la majorité des voix présentes et représentées à l'assemblée. C'est le seuil le plus bas en droit de la copropriété. Avant 2021, il fallait la majorité absolue des tantièmes (article 25), ce qui bloquait la plupart des projets. obligations légales copropriété recharge véhicule
La prime Advenir s'applique-t-elle en droit à la prise ?
Oui. La borne individuelle dans un parking de copropriété est éligible à la prime Advenir que l'installation passe par le droit à la prise ou un vote AG. En 2026, le montant est de 1 000 € HT par borne individuelle depuis la revalorisation d'avril 2026 selon les barèmes officiels d'Advenir. Condition indispensable : l'installateur doit être certifié IRVE et labellisé Advenir pour déposer le dossier.
Un locataire peut-il exercer le droit à la prise ?
Oui. Le droit à la prise est ouvert aux propriétaires ET aux locataires ou occupants de bonne foi disposant d'une place de stationnement. Les travaux sont à leurs frais. La borne reste leur propriété — ils peuvent la récupérer en fin de bail ou la laisser en place selon accord avec le propriétaire. Le locataire peut aussi bénéficier de la prime Advenir s'il remplit les conditions d'éligibilité.
Qu'est-ce que le tiers-financement Logivolt ?
Logivolt est un mécanisme permettant à une copropriété d'installer une infrastructure collective sans avancer de capital. Un organisme tiers-financeur préfinance les travaux — déduction faite des aides Advenir — et se rembourse progressivement via les redevances payées par les usagers à chaque recharge. Le reste à charge immédiat pour la copropriété peut être nul. C'est particulièrement adapté aux copropriétés qui ne souhaitent pas mobiliser de trésorerie collective.
Conclusion : votre borne en copropriété, par où commencer ?
La complexité perçue de l'installation d'une borne en copropriété tient souvent à la méconnaissance de la loi — pas à la procédure elle-même. En pratique :
- Si vous êtes seul concerné : une LRAR au syndic + 3 mois d'attente, et les travaux commencent.
- Si plusieurs copropriétaires sont intéressés : une résolution en AG à majorité simple, et des aides bien supérieures aux sommes individuelles.
- Dans tous les cas : la prime Advenir 2026 réduit significativement le reste à charge, à condition de passer par un installateur certifié IRVE.
Pro Borne à Cholet accompagne les copropriétaires et les syndics de Cholet, Nantes, Angers, La Roche-sur-Yon et Les Herbiers dans toutes les étapes : montage du dossier LRAR, dossier Advenir, installation de bornes Schneider Electric, Hager ou ABB, et obtention du CONSUEL. Choisir la bonne puissance de borne
Sources :
- Advenir, Montants des primes par type d'installation, consulté juillet 2026, advenir.mobi
- Opéra Énergie, Guide droit à la prise en copropriété, consulté juillet 2026, opera-energie.com
- ENGIE Particuliers, Droit à la prise en copropriété, consulté juillet 2026, engie.fr
- Electro-mob, Vote AG borne de recharge copropriété, consulté juillet 2026, electro-mob.com
- ISIOHM, Borne de recharge en copropriété 2026, consulté juillet 2026, isiohm.fr
- lautomobiliste.fr, Bornes recharge copropriété : jusqu'à 12 500 €, mars 2026, lautomobiliste.fr



